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Interview de Mireille Pluchard


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A l'occasion de la sortie de Le Miroir d'Amélie, Mireille Pluchard nous a parlé de son expérience de l'écriture.

Avez-vous des rituels d’écriture ?
 
Je ne dirais pas des rituels, seulement des habitudes confortables.
Je ne pratique pas l’isolement physique pour écrire, j’ai installé mon bureau au salon, tout près de ma bibliothèque, et j’y sème souvent la panique en étalant des cartes, des documents, de bouts de papier griffonnés, etc. Et là, oui, je m’isole dans une bulle impalpable mais absolument hermétique. Tant pis pour mon mari qui parfois me parle dans le vide.
Exemple :  ― Mi, je vais chercher du pain ?
                  ― Euh… oui (sauf qu’il en reste pour la journée).
                   ― Combien de baguettes ? poursuit-il.
                  ― Huit ! suis-je capable de répondre si je suis en train d’écrire l’âge d’un enfant (alors que nous ne sommes que deux à table).
Il faut également, pour que je me mette en écriture, que je dispose d’au moins deux heures devant moi pour véritablement entrer dans l’histoire. J’aime travailler aux horaires suivants : 9h/12h, 15h/18h, 21h/23h et plus si affinités.
 
Quels sont les romans qui vous ont marquée ?
 
Je crois que je lis depuis que je suis née, peut-être même in utero, ma maman était elle aussi une lectrice assidue.
Si la Bibliothèque Rouge et Or a bercé mon enfance, si les classiques ont réveillé en moi une saveur particulière pour la musicalité et l’équilibre d’une phrase, si les Lumières n’ont pas pleinement répondu à mes attentes, incontestablement les auteurs du XIXe siècle ont comblé ma quête littéraire (et la comblent encore). Et puis, dans un autre registre, il y a Michel Peyramaure, Eric-Emmanuel Schmitt, Max Gallo, le tout en vrac et cette petite liste est loin d’être exhaustive.
 
Quel est le plus beau compliment que vous ayez reçu d’un lecteur ?
 
« J’ai eu l’impression de vivre dans la maison de vos personnages, de manger à leur table, de partager leurs conversations, leurs soucis, leurs joies… »
C’est une phrase que j’entends, assez souvent pour y être sensible, et avec un accent de sincérité.
Je la prends comme un compliment parce qu’elle rejoint exactement ce que je ressens. D’ailleurs je réponds avec la même franchise que j’ai vécu avec mes personnages tout le temps que m’a pris l’écriture du livre. Un temps intense et indispensable pour transmettre leur ressenti avec plus de véracité.

En savoir plus sur Le Miroir d'Amélie
Lire l'interview de Mireille Pluchard au sujet de son roman