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Interview de Paul Couturiau


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L'auteur de Je meurs de ce qui vous fait vivre nous a confié ses secrets d'écriture ainsi que ses références littéraires.


Avez-vous des rituels d’écriture ?

Je suis incapable de commencer un roman sur ordinateur. Pour bien entrer dans mon histoire, j’ai besoin du contact du papier sous la main et du bruit de la plume de mon stylo. J’ai trois stylos fétiches et plusieurs carnets (Moleskine, le plus souvent, Paperblanks, parfois). Je sais que je suis « entré » dans mon roman au moment où je cesse de passer de l’un à l’autre. Quand le stylo et le carnet se sont imposés à moi, je tiens le bon bout. A un moment, l’histoire se met à avancer plus vite que ma main, alors je passe à l’écriture sur ordinateur. Ensuite, viennent les heures interminables de la relecture.
Sinon, je peux écrire à n’importe quelle heure du jour comme de la nuit, mais pas n’importe où. Si j’écris sans problèmes dans un café, je suis incapable d’écrire dans un jardin ou au milieu de la nature. Indécrottable citadin que je suis.

Quels sont vos auteurs préférés ?

Ils sont nombreux et de genres très divers. En vrac : Maupassant, Dostoïevski, Mary Shelley, Graham Greene, Antonio Muñoz Molina, Leonardo Padura, Raymond Chandler, Ernesto Sábato, Albert Camus…  

Quel est le plus beau compliment qu’un lecteur (ou lectrice) vous ait fait ?

A la parution de mon tout premier roman, un lecteur m’a dit que je l’avais aidé à surmonter un deuil douloureux. Pour le dernier, une bloggeuse a écrit : « Cette lecture m'a – comment dire – dopée, redonné l'envie de vivre et de croire à nouveau en des jours meilleurs. » Y a-t-il plus grande satisfaction que d’avoir apporté un peu de bonheur à autrui ?