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Madeleine Mansiet-Berthaud à propos de Bleu Gentiane


Image de l'article Madeleine Mansiet-Berthaud à propos de Bleu Gentiane
Bleu GentianeBleu Gentiane
Après la mort tragique de son époux, contrebandier à ses heures, Gentiane doit faire face, seule ou presque : la vaste ferme à diriger et ces missives anonymes qui bientôt la tourmentent. Qui se cache derrière ces messages sibyllins ? Et à quelles fins ?
 




A propos de Bleu Gentiane
Les idées de roman me viennent souvent par le biais d’un film documentaire, d’une lecture, de la visite d’un musée, d’un château. Pour ce roman, en revanche, j’avais envie d’écrire sur la contrebande et j’ai trouvé sur Internet des sites qui montraient une pratique absolument étonnante : un trafic d’animaux vivants, par des échelles « dites de la mort », accrochées aux falaises vertigineuses. Je situerais donc en ces lieux mon histoire. Je me suis rendue dans ce département : paysages magnifiques, architecture surprenante, très belle.
J’ai rencontré des personnes qui m’ont expliqué la vie dans le Haut-Doubs à la fin de ce XIXe siècle qui m’intéressait. L’une d’entre elles m’a ouvert la porte de sa ferme-musée dans un quartier qui en compte plusieurs. Et puis j’ai lu quelques ouvrages cités en référence sur le sujet. J’ai planté le décor, créé mes personnages et imaginé Bleu Gentiane….
Le Haut-Doubs est une région à forte personnalité : les paysages y sont rudes et grandioses. Et ce que j'ai découvert sur la pratique de la contrebande était unique. Ces échelles accrochées aux falaises donnent le vertige.
J'ai voulu un personnage à l'image de son cadre de vie, c'est-à-dire une femme qui, face à l'adversité, s'arme de courage et assume des tâches plutôt dévolues aux hommes.
Submergée de travail, Gentiane en oublie de pleurer sur son sort ; il est le meilleur remède à sa peine. Elle était l'âme de la maison, elle en est devenue le maître.
Je voulais montrer toutes les ressources que les femmes, prétendues faibles, portent en elles et qu'il leur suffit d'être placées dans une situation analogue à celle de Gentiane pour en fournir la preuve.
Madeleine Mansiet-Berthaud


Avez-vous des rituels d’écriture ?
Je n’en ai pas. J’ai juste besoin de silence et de solitude. Mais je ne me contrains à aucun horaire, j’écris par impulsion.

Vos auteurs préférés ?
Hervé Bazin, François Mauriac, et parmi les contemporains, Alain Dubos.

Que préférez-vous dans l’écriture ?
Tout particulièrement m’atteler aux dialogues, à la description des paysages. Je trouve important que les lecteurs « entrent dans le décor » d’un roman.
Et j’aime écrire sur les petites gens humiliés, ceux que l’on a oubliés.
Enfin j’aime écrire pour continuer à faire des voyages à travers l’écriture. C’est une souffrance de lâcher mon travail. C’est plus important que tout. Ainsi, j’ai beaucoup travaillé pour Scandaleuse Alexandrine, d’une grande richesse historique et qui a nécessité beaucoup de documentation.


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