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Témoignages autour de Jean Anglade


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La presse
 
« Jean Anglade est un écrivain parce qu’il a un style, un style vert comme on le dit d’une volée de bois. Vif, ample, souple, léger, qui glisse au détour de ses histoires de bonnes petites leçons. C'est un fabuliste. »
Le Figaro littéraire
 
« Anglade est un excellent conteur pour qui le régionalisme est l’humus d’une création romanesque parfaitement conduite. »
La Voix du Nord
 
« A le relire, on s’aperçoit que c'est vrai, Anglade est de la famille des Clavel, des Clancier, des Genevoix, de ces écrivains qui pétrissent à pleines mains la pâte humaine. »
Le Magazine Littéraire
 
« Cet écrivain a toujours le juste mot. Jamais cynique, toujours espiègle. »
Pèlerin Magazine 

Jean Anglade et sa fille Hélène
Jean Anglade inaugure la rue à son nom à Escoutoux, son village natal, en juin 2016
 
Le centenaire de Jean Anglade en 2015


Cycle de lectures des textes de Jean Anglade dans la région Auvergne par la compagnie "Acteurs, Pupitres et Compagnie"

Jean-Paul Pourade, président du Cercle Jean Anglade des Arts et des lettres

Célia Grandjean, de la librairie Barbe Bleue à Salers (Auvergne)
Les proches

Simon Vuillardot, le petit-fils de Jean Anglade

La confrérie du couteau LE THIERS® à l'auberge du Montoncel à l'occasion du 100e anniversaire de Jean Anglade

« Que dire de Jean Anglade qui n'ait déjà été dit et écrit ? Qu'il fut et restera un immense écrivain? Cela, tout le monde le sait, même ceux qui ont avancé mordicus qu'il n'excellait que dans le régionalisme. C'est être par trop réducteur que de prétendre cela ! Giono, Pagnol, Bosco - pour ne citer qu'eux - subiraient aujourd'hui le même jugement péremptoire s'ils étaient encore parmi nous. Loin de se situer dans les limites de sa belle région Auvergne, Jean a écrit des livres qui parlent de l'HUMAIN, et en cela il doit être hissé au plus haut de notre pinacle littéraire.

Pour ma part, je voudrais parler de la belle amitié qui me lia à lui, tout particulièrement au cours de ces vingt dernières années. Combien de fois l'ai-je transporté dans ma voiture à Brive, Saint-Etienne, Limoges - et aussi à des salons du Livre de moindre importance. Nous étions l'un et l'autre édités par les Presses de la Cité et, bien sûr, cela avait créé des liens.

Jean Anglade et Gérard Georges, en février 2016
Jean Anglade et Gérard Georges, en février 2016

Mais je voudrais, dans ce court hommage, donner en vrac quelques images que j'ai de lui : c'est, tout d'abord, le jeune lycéen que j'étais,dans les années soixante au Lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Je devais être en classe de Philosophie. Sagement alignés devant la salle, nous attendions notre professeur pour entrer. Déjà à l'époque, je voulais devenir écrivain. Et je voyais régulièrement passer le professeur agrégé d'italien qu'il était, en me disant qu'un jour je serais comme lui, un romancier, quelqu'un qui inventerait des histoires.

Une autre image s'impose à moi : nous sommes en 1976 et je viens de publier mon premier roman. A côté de moi, qui est là ? Jean Anglade, bien sûr... Je dédicace à côté du grand homme ! Aurais-je pu croire cela, même dans mes rêves les plus fous ?

Enfin, une anecdote me traverse l'esprit. Les écrivains des Presses de la Cité sont conviés à un dîner gastronomique dans un très huppé restaurant de Saint-Etienne, au premier soir de la Fête du Livre. Le maître d'hôtel nous présente le menu. Je crois me rappeler qu'il y avait des coquilles Saint-Jacques dans un bouillon de crevettes grises; puis une déclinaison de veau sur mousseline de panais, échalote confite sur sauce au cacao ainsi qu'une crème forézienne en dessert. Evidemment, les rations allaient être homéopathiques. Alors Jean, peu inspiré par la perspective de ce repas qui remplirait guère les estomacs, éleva la voix et demanda quant à lui qu'on lui prépare une omelette aux girolles. Il se régala, et nous le regardâmes avec envie.

Merci, cher Jean, pour ces moments. Merci surtout pour les beaux livres que vous avez écrits. Ils perdureront, il ne faut pas en douter. Et leur auteur continuera de se promener parmi nous en nous glissant un regard malicieux du haut du Paradis des écrivains où il est désormais en bonne place auprès de Pourrat et de Vialatte. »

Gérard GEORGES
Fidèle ami de Jean Anglade
Ecrivain aux Presses de la Cité