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Annie DEGROOTE

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Annie Degroote à propos de Nocturne pour Stanislas



Annie Degroote nous dévoile les coulisses de son dernier roman, Nocture pour Stanislas

La quête d’identité est un thème récurrent dans tous vos romans. Ici, elle se joue dans le rapport étroit de votre héroïne à ses grands-parents. La filiation et la transmission sont donc des valeurs essentielles à vos yeux ?
 
Oui, il me semble vital de nous inscrire à la fois dans une histoire personnelle (celle des générations, de notre héritage familial et psychologique) et dans l’histoire collective. La filiation nous enracine, et la transmission ouvre le futur aux nouvelles générations en leur permettant de constituer leur identité. C’est aussi la raison pour laquelle j’aime me plonger dans la grande Histoire, car celle-ci tient de l’universel, mais aussi de l’intime.  Filiation et transmission sont le fil conducteur du temps qui passe, notre mémoire, notre héritage. La transmission permet peut-être aussi d’enrichir, d’apaiser, de se sentir vivant, d’être plus disponible pour les défis du présent. Ces valeurs nous relient à nos ancêtres, à nos descendants, mais aussi aux autres hommes. 
 
Ce roman rend hommage aux Polonais exilés dans le nord de la France. Pourquoi cet attachement si fort à la culture slave, que l’on trouve aussi dans L’Etrangère de Saint-Pétersbourg et Les Perles de la Moïka ?
 
Depuis mon enfance, je suis sensible à la musique, aux traditions, romans, théâtre. Sur scène,  j’ai découvert, aimé et interprété les grands auteurs russes, comme je fus marquée par de grandes figures polonaises. J’ai souvent trouvé des points communs entre mes racines flamandes du nord de la France et ces pays slaves. Des régions qui méritent d’être connues comme notre Nord, des paysages qui enchantent par leur charme quand on ne s’y attend pas, des peuples qui ont beaucoup souffert, furent souvent piétinés, voire méprisés, mais aussi un désir de dépasser les souffrances dans des moments de fête, de solidarité aussi. J’aime cette âme slave. 
 
Vous avez toujours eu à cœur de  jeter des passerelles entre les cultures, entre les époques. Le Nord a accueilli nombre de Polonais pour travailler dans ses mines. Votre roman résonne avec l’actualité, est-ce à dessein ?
 
Comment ne pas faire de parallèle avec ce qui se passe de nos jours pour d’autres peuples ? Lorsque l’on écrit, on vit dans le présent, on n’échappe pas à l’actualité. J’ai toujours été marquée par ce que je considérais comme une intégration réussie des Polonais dans le nord de la France et me suis aperçue que cette histoire n’était pas aussi « simple »  mais comportait des drames, des souffrances, et était surtout peuplée d’hommes et de femmes courageux. Ce sont des descendants de Polonais qui m’ont amenée à parler de leurs familles et de ceux qui ont vécu un déracinement. 

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Laurent
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