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Gilles LAPORTE

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Rencontre avec Gilles Laporte, auteur de Des Fleurs à l'encre violette



A l'occasion de la sortie de son nouveau roman, le 10 janvier 2013, Gilles Laporte s'est prêté au jeu de l'interview.


Toute votre vie a été tournée vers l'écriture et le partage de la connaissance : poésie, théâtre, conférences, biographies, romans historiques... et même radio et télévision ! Qu'est-ce qui vous a poussé dans cette voie plutôt qu'une autre ?

Ma première maîtresse d'école est à l'origine de ma passion pour la lecture, l'écriture et le partage de la connaissance. Elle enseignait dans l'école de mon village, cette belle école communale, celle de la République, ce lieu où s'épanouissait notre précieuse devise, Liberté, Egalité, Fraternité. Cette femme admirable, madame Jungen, m'a fait découvrir très tôt les harmonies de la langue française, ses richesses, son pouvoir d'invitation à l'élargissement de l'horizon. Grâce à elle, j'ai reçu le prix de lecture du CM1 : mon premier livre... Don Quichotte, dans une édition illustrée pour enfants. J'ai lu ce livre avec ferveur, lu encore, relu... n'ai plus eu qu'une envie : écrire un jour des histoires aussi belles que celle-là ! Je dois tout ce bonheur d'écrire à l'école de mon enfance.

Lors de la lecture de Des fleurs à l'encre violette, il apparaît clairement que Rose-Victoire est le personnage qui vous intéresse le plus et que vous avez le plus approfondi. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ? Qu'est-ce qui vous a le plus touché chez elle ?

Tous mes héros (ou presque) sont des... héroïnes. Sans doute parce que, nous venons de le voir avec ma première maîtresse d'école, je dois tout aux femmes ! L'une d'entre elles m'a donné la vie, a guidé mes premiers pas et nourri mes premières émotions, d'autres m'ont aidé à grandir, à découvrir le monde, d'autres encore ont ouvert au large mon cœur... toutes ont fait de moi – font encore de moi ! – l'homme que je suis aujourd'hui. Rose-Victoire, mon héroïne, est de ces femmes généreuses et courageuses que maltraite chaque jour, dans tous les pays, sous tous les régimes, notre société d'hommes. Elle est droite, elle regarde le monde, son présent et l'avenir, sans baisser les yeux, sans baisser les bras ! Elle accompagne ses hommes (mari, fils, amis...) avec une tendresse et une force admirables. Je peux bien vous l'avouer (vous ne le direz à personne !), Rose-Victoire ressemble à mes grands-mères dont l'une se prénommait... Rose-Victoire !

Par ailleurs, votre roman s'attache tout particulièrement à l'école. Là encore, on sent un véritable attachement pour cette institution. Pouvez-vous nous en dire plus ? Nous dire pourquoi elle est si importante pour vous ?

Je ne le répéterai jamais assez : c'est à l'école publique que je dois la passion de ma vie : l'écriture ! C'est à elle que je dois de me sentir (savoir ?) libre ! Elle m'a fait prendre conscience de tout ce qui est en moi, et m'a invité à le développer, l'enrichir, le partager. C'est elle qui, du calcul de volume d'un bassin à l'assassinat de Jules César, en passant par la carte hydrographique de la France et la règle de l'accord du participe passé, m'a offert les trésors inestimables de penser par moi-même et de vivre dans le respect de toutes, de tous et de chacun ! Dans ce monde d'asservissement permanent à des modes, des marchés, des pouvoirs, des idéologies, je ne connais pas de bien plus précieux que cette liberté nichée en chacun d'entre nous, que chacun à sa manière doit découvrir s'il veut être heureux et vivre debout. Seul l'accès libre à la connaissance permet cette découverte essentielle. L'école en est le lieu privilégié. Elle est le cœur battant de notre société !

Pour en savoir plus : Des Fleurs à l'encre violette
 

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Ils en parlentTout voir Vos commentaires je vais m'empresser d'acheter ce livre, car comme d'habitude ce doit être un très bel ouvrage. Je suis une grande...
chanel
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