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Parution le 13 octobre 2016
360 pages



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Autour du livre "Le Choix de Diane", le nouveau roman de Mireille Pluchard



À l’occasion de la parution de son dernier roman, Le Choix de Diane, Mireille Pluchard a répondu à nos questions. 

Diane de Joannis n’avait-elle pas tout pour être heureuse : le titre, la beauté, la richesse ?
Ces trois atouts sont précisément la source de son malheur. Parce qu’ils suscitent l’envie, la jalousie et la cupidité. Autant dans la première partie de sa vie et au cours de sa première union elle a péché par naïveté, autant sa lucidité est frappante à partir du moment où elle devient mère.

Parmi les choix de Diane, il y a celui d’épouser, en secondes noces, le brillant et séduisant comte de Ganges. Un choix fatal ?
Un choix fatal, en effet, et cruel coup du destin, le seul qu’il lui fut permis d’assumer, hormis le choix de sa mort, par le fer, le feu ou le poison. En fait, elle sera même spoliée de cet ultime choix puisqu’elle périra par les trois. Avant cette seconde union, Diane n’a jamais eu l’occasion de prendre des décisions. L’eût-elle pu, elle aurait foncé tête baissée dans le piège, folle amoureuse qu’elle était.

Pourquoi avez-vous écrit ce roman à la première personne ? Pour mieux nous faire ressentir les tourments, l’effroi croissant d’une femme prisonnière du joug des hommes ? Comment êtes-vous entrée dans les pensées de Diane de Joannis ?
L’envie de faire parler Diane s’est imposée spontanément. Trop d’écrits ont retracé, par ailleurs, sa vie. Lui donner enfin la parole était d’une certaine manière la faire sortir gagnante de son combat..... Fût-ce au prix de sa vie. Je n’ai pas forcé la porte du cœur ni des pensées de Diane, j’ai même eu l’impression qu’elle m’y invitait parce qu’elle avait enfin trouvé quelqu’un qui la comprenait. Quelle prétention de ma part !

 D’une certaine façon, vous avez souhaité réhabiliter la mémoire de Diane de Joannis, que l’on a accusée à tort de bien des maux. En plus d’être une femme admirable, ne fut-elle pas une mère d’un rare courage pour ses deux enfants ?
Je dirais même que la vraie Diane se révèle dans la maternité. Jusqu’alors, elle n’avait été qu’une enfant obéissante, une jeune épouse passive, une belle potiche faisant honneur au nom qu’elle portait, puis une femme amoureuse, se nourrissant du regard de son époux. La vraie dimension de Diane, elle la découvre auprès de ses enfants, qu’elle veut protéger et surtout à qui elle veut laisser, en plus de sa fortune, l’image d’une mère à la tête haute.
 
Comment écrit-on un roman dont l’action se déroule au XVIIe siècle ? Quels écueils faut-il éviter ?
J’ajouterais : comment écrit-on un roman au XVIIe siècle et à la première personne ? Il eût été plus aisé, bien sûr, dans le style narratif, d’aborder l’écriture de cet ouvrage. Mais je suis peut-être un peu téméraire et l’aventure ne m’a pas rebutée, m’étant nourrie au préalable des écrits de Françoise Chandernagor (L’Allée du Roi, entre autres). La musicalité des mots me séduit, les formules alambiquées du siècle des Précieuses (que j’ai largement élaguées) sont de véritables partitions.
Les écueils ne manquent pas, tel celui des mots qui n’existaient pas encore à cette époque.
Si l’on peut facilement éviter voiture, téléphone ou micro-ondes, il en est d’autres qui piègent aisément. Ce fut le cas avec le mot silhouette, issu d’un nom propre et postérieur à ce siècle que la sagacité autant que la culture de ma correctrice m’ont fait remarquer. Ce dont je la remercie encore aujourd’hui.

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