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Parution le 14 septembre 2017
352 pages



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Interview exclusive de Catherine Boissel pour Les Portes du Bonheur



Catherine Boissel nous parle de son nouveau roman : Les Portes du Bonheur

Vous êtes un nouvel auteur des Presses de la Cité. Pouvez-vous nous parler en quelques mots de  votre parcours jusqu’à l’écriture de romans ?

Déjà, petite fille, j’inventais des énigmes policières avec ma poupée mannequin pour héroïne. Ecrire de la fiction était alors un rêve d’enfant. Plus tard, en voyage linguistique aux Etats-Unis, je distrayais chaque soir mes camarades en leur racontant une histoire fantastique « à suivre », à la manière d’un feuilleton. Ensuite, à l’âge adulte, j’ai publié des articles destinés aux enseignants dans une revue spécialisée, et écrit un essai sur l’histoire des contes. Mon idéal romanesque semblait bien loin, jusqu’au jour où un château fort en ruine, le château de la Rivière, au cœur des marais du Cotentin, me souffla ma première nouvelle. A partir de ce moment, l’écriture de fiction devint une nécessité et une réalité.

Dans Les Portes du bonheur, vous évoquez la Grande Guerre sous un éclairage inédit. Pourquoi avez-vous voulu écrire sur ces chevaux mobilisés sur le front ?

D’abord parce que j’ai toujours aimé les chevaux. Ensuite, parce qu’au fil de mes lectures sur la Grande Guerre, j’ai découvert leur rôle essentiel, leurs effroyables conditions de vie, ainsi que souvent leur long martyre, oublié après la guerre et rarement évoqué en France jusque très récemment, contrairement au Royaume-Uni.
Votre roman a une vraie valeur documentaire. Vous décrivez notamment ces lieux méconnus que furent les hôpitaux vétérinaires… Avez-vous eu beaucoup de documentation sur le sujet ?
Oui, grâce à Internet où j’ai pu accéder à des revues vétérinaires anglo-saxonnes, tant d’époque que contemporaines, sur ce sujet. J’y ai découvert toutes les facettes de ces hôpitaux de la Blue Cross. J’ai aussi cherché des photos d’époque, notamment du traitement de la gale. Pour chaque photo, je zoomais sur les détails, rédigeais une description détaillée pour bien me souvenir. Puis, fermant les yeux, j’essayais de me représenter la scène – le plus difficile était de « coloriser », et aussi les bruits, les odeurs –  et d’y placer mes personnages, avec leurs attitudes et leurs dialogues, comme dans un film.

Au cœur de votre roman, il y a l’ardente Pauline, fille de paysans, amoureuse et déterminée. Vous a-t-elle été inspirée par quelqu’un que vous connaissez ?

J’ai mis dans Les Portes du bonheur beaucoup de souvenirs, de sentiments et de sensations autobiographiques de mon adolescence, transposés à une autre époque. Mais Pauline demeure un personnage imaginaire. Elle m’apparaît comme la jeune fille que j’aurais voulu être ; et je lui ai accordé la chance inouïe et l’immense bonheur de retrouver le seul homme qu’elle aimera jamais. 

Vous écrivez « Dans l’éternel triomphe de la vie, la nature s’obstinait à défier la guerre. »  Quel rôle tient la nature, et en particulier les paysages normands, dans votre écriture, dans votre inspiration ?

Ils me parlent, ils m’inspirent. Le marais notamment est un personnage à part entière, de même que le cadre des scènes de tranchée. Dans l’écriture d’un roman, les paysages me semblent indispensables, comme la correspondance des sentiments et des états d’âme des personnages. J’ai toujours entretenu avec la nature un rapport relevant davantage des sens que de l’esprit.

Une phrase de votre roman à partager…

Pour illustrer la question précédente :

« Paupières closes, lèvres entrouvertes, son jeune corps en émoi, elle s’abandonna à la douceur de la nature ainsi qu’elle s’était abandonnée à celle d’Henri. »

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