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Parution le 16 mars 2017
432 pages



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Interview de Daniel Cario autour de "Trois femmes en noir"



Après Les Chemins creux de Saint-Fiacre, vous revenez à la Bretagne maritime. Pouvez-vous nous situer le décor de votre nouveau roman, Trois femmes en noir ?
Port-Louis se situe dans le Morbihan sur l’autre rive de la rade de Lorient. En position péninsulaire, c’est un petit port de pêche (un peu plus de 3 000 habitants), connu pour sa citadelle qui abrite plusieurs musées, notamment celui de la Compagnie des Indes.

Dans ce cadre presque tranquille, un matin, tout bascule. Que découvrent Guite et Fanch, deux vieilles pêcheuses de palourdes ?
Le corps d’une jeune femme, poignardée et apparemment violée. Circonstance aggravante si l’on peut dire, celle-ci était un peu simple d’esprit. Tout semble accuser trois marins travaillant sur le même chalutier, le Saint-Louis.

C’est donc le point de départ du roman. D’où vous vient votre goût du suspense et de l’intrigue ?
J’ai toujours eu le souci de varier mes thèmes d’écriture. Il ne faut pas oublier que les premiers romans que j’ai écrits étaient des thrillers… Cela ne me déplaît pas de mêler les genres, une enquête et une analyse sociétale.

Vous aviez déjà abordé l’univers des marins dans Les Coiffes rouges avec un contexte social fort. Que souhaitiez-vous raconter de différent dans Trois femmes en noir ?
Le projet d’écriture est totalement différent. Les Coiffes rouges est un roman socio-historique relatant les grèves des sardinières en 1924 à Douarnenez et donc basé sur des faits authentiques. Trois femmes en noir relève de la pure fiction, même si le milieu décrit, celui des pêcheurs, repose sur une observation précise. Le point de départ, ce sont trois femmes de la côte, des caractères bien trempés, qui jouent un rôle fondamental puisqu’elles  vont reprendre l’enquête à un moment où elle est au point mort.

Qui sont ces trois femmes en noir du titre ? Pouvez-vous nous en parler ?
Trois femmes liées à trois marins travaillant sur le même chalutier : la mère du patron, la femme du matelot, et la sœur du plus jeune des trois marins. La première, Mauricette, est pêcheuse de palourdes ; la seconde, Lucie, tient un bistrot au port de Locmalo où viennent accoster les chalutiers, la benjamine, Rozenn, travaille dans une poissonnerie comme vendeuse.

Dans cette petite communauté de marins, certains colportent ragots et médisances. Pourquoi ce thème de la rumeur, récurrent dans beaucoup de vos romans, vous tient-il autant à cœur ?
La rumeur est une gangrène des microcosmes sociétaux. Elle a toujours existé et sévit encore aujourd’hui, peut-être même davantage avec les réseaux informatiques. Elle est redoutable et parfois plus meurtrière que le crime véritable. C’est l’arme des faibles, des rancuniers, et surtout des jaloux.

Quelques mots sur votre prochain roman… ?
Nous revenons à un thème plus traditionnel : les pilhaourien, autrement dit les chiffonniers. C’est l’histoire d’un costume féminin  brodé de façon magnifique et qui aurait des pouvoirs maléfiques à la suite à un pacte passé par le brodeur avec le diable. Là encore se mêlent intrigue à caractère policier et regard sociétal.
 
 
Autour de Daniel Cario

Trois romans « marins » qui vous auraient marqué ?
Pas de romans marins en particulier. En revanche, Germinal de Zola, l’œuvre de Maupassant dans son ensemble, plus récemment  Retour à Killybegs de Sorj Chalandon.

Avez-vous un rituel d’écriture ?
Non, je peux écrire n’importe quand, à chaque fois que j’en ai la disponibilité. Je construis mes histoires en partant le plus souvent du dénouement et en créant par la suite mes personnages en fonction des événements que je vais leur faire vivre.

Quel est le plus beau compliment qu’un(e) lecteur (trice) vous ait fait ?
De lui avoir redonné le goût de lire.

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