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Françoise Bourdon ou le goût de l’écriture |
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Texte : Caroline Collet Photo : Françoise Bourdon © Droits réservés |
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Depuis La Forge au Loup, paru en 2001, où elle écrivait pour la première fois sur sa région natale, les Ardennes, Françoise Bourdon est devenue un auteur reconnu de la collection Terres de France. Retour sur le parcours d’un auteur très attachant. À l'occasion de la parution de son ouvrage La Figuière en héritage, Françoise Bourdon a bien voulu répondre à quelques unes de nos questions. |
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Vous avez commencé à écrire très jeune, comment vous est venu ce goût pour l’écriture ?
Le goût et, même, la passion pour l'écriture font partie de moi. C'est un besoin. Un jour sans écrire est un jour perdu. Dès que j'ai su lire, j'ai commencé à noircir des cahiers. A dix ans, j'avais terminé mon premier roman, Le Fantôme de Brensfund. Il a disparu dans un déménagement. Cela vaut peut-être mieux !
Enfant unique, plutôt solitaire, j'inventais des histoires. C'est ainsi que j'ai fait mon apprentissage. Car je me considère comme un artisan : j'écris toujours au stylo, sur de gros cahiers à spirales.
Depuis Le Vent de l’aube, vous faites partager votre passion pour la Provence à vos lecteurs. Comment avez-vous découvert cette région ?
La Provence est un rêve. Pour moi qui viens du nord-est de la France, même si je reste très attachée à mes Ardennes natales, le soleil est indispensable. Loin des clichés, j'ai découvert au fil des vacances passées dans l'arrière-pays une Provence secrète, profondément attachée à son histoire, à ses traditions. Et, me piquant au jeu, j'ai voulu en savoir plus !
Je vis en Drôme provençale depuis 2001, et c'est un vrai bonheur de bénéficier de cette lumière, de ces couleurs. Il me suffit de regarder par la fenêtre pour que le stylo me démange ! Le ciel, les oliviers, le mont Ventoux composent un décor sans cesse renouvelé selon les saisons qui est une source constante d'inspiration.
Dans La Figuière en héritage, vous ressuscitez l’âge d’or des cartonnages et de la célèbre absinthe. Racontez-nous comment vous vous êtes documentée.
Beaucoup de recherches, dans les livres et sur le terrain, c'est-à-dire auprès de témoins ou de familles de témoins. Madame le conservateur du musée du Cartonnage et de l'Imprimerie à Valréas, particulièrement érudite et chaleureuse, m'a fait comprendre beaucoup de choses sur Valréas, ville laborieuse du XIXe siècle, et m'a introduite auprès de personnes passionnées par l'histoire de leur ville et de leur patrimoine industriel. Entre passionnées, nous nous sommes tout de suite bien entendues !
Pour l'absinthe, j'ai rencontré des distillateurs et étudié toute l'histoire de la "fée verte". Histoire qui fascine nombre de personnes, d'ailleurs, vu la façon dont leurs yeux brillent dès qu'on prononce le mot « absinthe ». |
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