Jean (prononcer " Djinn ") Auel est une femme qui sait prendre des risques. En 1977, cette mère de cinq enfants décida en effet de quitter son emploi de cadre supérieur dans une firme de matériel électronique dans l'Orégon sur la côte Ouest des Etats-Unis pour réaliser son rêve : écrire une nouvelle dont l'héroïne serait une fillette de l'âge de pierre. Trois années plus tard paraissaient aux Etats-Unis Le Clan de l'Ours des Cavernes. Entretemps, Jean Auel avait accumulé une documentation considérable sur la vie de nos lointains ancêtres, son projet de nouvelle s'était transformé en projet de roman puis en celui d'une grande saga comprenant plusieurs volumes. Le succès du Clan, publié d'abord en français sous le titre Ayla, fille de la Terre, fut immédiat et spéctaculaire. Il devait pourtant être surpassé deux ans plus tard par La Vallée des chevaux puis, en 1985 par Les Chasseurs de mammouths, premier livre dans l'histoire de l'édition américaine, à bénéficier d'un premier tirage supérieur à un million d'exemplaires. Lors de sa sortie, Le Grand Voyage, quatrième volet des " Enfants de la Terre", connut un véritable triomphe. Et ses millions de lecteurs à travers le monde piaffaient, réclamant la suite des aventures d'Ayla et Jondalar, son compagnon. C'est en France que Jean Auel se trouvait le jour de la sortie mondiale du cinquième volet tant attendu que sont Les Refuges de pierre. Réticents au début, les spécialistes en paléontologie, en anthropologie et en ethnologie s'inclinèrent : Jean Auel était quelqu'un de sérieux, qui se tenait au courant des recherches de pointe, voire y participait.
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