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La Chute: Guillermo del Toro et Chuch Hogan revisitent le mythe du vampire. |
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Texte: Caroline Bouet l Illustration: Getty images/Mediasarbacane |
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Cinéaste de génie, le Mexicain Guillermo Del Toro s’est associé à l’écrivain Chuck Hogan, auteur de plusieurs thrillers, pour écrire la trilogie de « La Lignée ». Au cœur de cette entreprise romanesque, un sujet qui passionne depuis toujours le réalisateur de Hellboy et du Labyrinthe de Pan : les vampires. |
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Loin de ne s’intéresser qu’à la vision « romantique » du vampire héritée de Bram Stocker, Guillermo Del Toro s’est inspiré pour ses romans de mythes très anciens méconnus du grand public – certains datant de l’Ancien Testament – et qui le fascinent depuis des années, comme il l’explique ici : « Je voulais écrire une histoire aux dimensions épiques, qui se situerait de nos jours mais remonterait aux origines du vampire, bien avant son apparition dans les légendes mésopotamiennes. Il n’est pas question dans cette trilogie de vampires séduisants à la Brad Pitt, ces amants décadents à la sexualité affichée. Je voulais que les vampires forment une espèce, qu’ils soient des créatures spirituelles alternatives à l’homme. La série développe cette réinterprétation du mythe du vampire – dans le respect des traditions, mais en traversant les âges. La Lignée, le premier tome, est un récit d’horreur “classique”. Lorsque le roman s’ouvre, tous les passagers d’un vol transatlantique sont retrouvés morts à l’atterrissage de leur avion à New York. L’appareil est ici un clin d’œil au Déméther, le navire dans Dracula de Bram Stoker. Une enquête est menée pour déterminer les circonstances de leur décès. Peu de temps après, une épidémie assez différente, je crois, de celles que l’on trouve dans les fictions vampiriques traditionnelles, se propage. »
Lorsque La Chute, le second tome de la trilogie « La Lignée » s’ouvre, les vampires ont envahi les rues de New York et le virus est en train de se propager à travers le monde. Noir, désespéré, spectaculaire, ce roman offre la vision d’une civilisation – celle des hommes – sur le déclin, et porte la griffe cinématographique de Del Toro : découpage des scènes sous forme de véritables « séquences », art du décor, atmosphère apocalyptique inspirée des films d’horreur… Que vous soyez amateurs du genre ou en quête de frissons, ce roman à l’atmosphère apocalyptique est fait pour vous ! |
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