Green Talbot naît en 1919 à Tranquillity, un paisible village anglais où personne n’arrive et d’où personne ne part jamais. Mais le jeune Green, mû par une insatiable curiosité, transgresse l’interdit qui unit sa communauté et s’enfuit à la découverture du vaste monde.
En baptisant son personnage Green, la couleur de l’espérance, et Talbot, du nom d’Henry Fox Talbot, l’inventeur du négatif photographique, Mattia Signorini fait de son héros un enfant du siècle, conviant ainsi le lecteur à un véritable voyage initiatique. A travers le regard ingénu de Green se dessinent la France de l’entre-deux-guerres, New York pendant la Grande Dépression et l’Europe dévastée d’après 1945. Durant son long périple, Green rencontre des êtres fascinants comme ce capitaine de navire qui n’a jamais remis pied à terre ou l’oiseau le plus grand du monde. Car, avec Signorini, il est possible de parler aux oiseaux, de nager comme un poisson dans l’eau, d’apercevoir, en traversant l’Atlantique, l’île où échouent les bouteilles jetées à la mer par les naufragés et les marins.
Le magazine italien Busca décrit Signorini comme « un idéaliste, un rêveur, un de ceux qui, enfants, ont voyagé grâce à leur fantaisie, construisant des mondes parallèles et colorant leurs quotidiens de magie ». Parmi ses influences, le jeune auteur cite Prévert, Calvino, Buzzati, mais surtout des cinéastes comme Truffaut, Jeunet, Gondry et Fellini dont il revendique tout particulièrement l’héritage : « Je me sens très fellinien. Pour moi aussi, le monde est un cirque, avec ses clowns et ses dompteurs de fauves. » (Gioia.)
Aussi riche qu’inclassable, La Symphonie du temps qui passe est tout à la fois une fable surréaliste, un roman d’aventures et une réflexion philosophique.